20 juillet 2011

Petites têtes, Gros égos

Ils vous entourent.  Ils sont toujours prêts à passer à l'action.  Ils ne maîtrisent en rien leur sujet.  Ils n'ont pas l'intention de maîtriser quoi que ce soit de si tôt.  Mais ils ont l'intime certitude d'être les meilleurs... à quoi? À tout: au sein de leur environnement social, de leur génération, au travail; bref, de tout ce qui peut importer à leur «coolomètre».

Non, il ne s'agit pas de zombies ni d'extra-terrestres,  ni même d'une armée très spéciale lobotomisée et entraînée pour détruire la terre.  Non! Ce ne sont que des êtres humains, ce qu'il y a de plus normal... ou presque.  Tu en fais parti ou tu en as rencontré de cette espèce.


Loin de moi l'idée de jeter la pierre à quelqu'un.  Ceux-ci ont toujours existé et la période actuelle est on ne peut plus propice à leur reproduction.  Nous vivons à l'ère du narcissisme.  Tout le monde pense être suffisamment intéressant pour que d'autres suivent ce que l'on fait, dit ou pense.  Nul n'est épargné. En écrivant ce billet, par exemple, j'ai la prétention de croire qu'il y aura des personnes qui voudront bien le lire.

Il y a cependant une marge, si ce n'est un fossé, entre les nouveaux réflexes de la génération 2.0 et ceux de l'intemporelle race des petites têtes aux gros égos.

J'ai remarqué jusqu'ici que les plus orgueilleux et égocentriques étaient, au fait, les moins capables dans ce qu'ils faisaient.  Je note un besoin de compensation pour le manque de combativité, un besoin de paraître quand on a l'impression de ne pas avoir réussi à être.  C'est un syndrome qui touche toutes les générations - de 17 à 77 ans - tous les domaines et toutes les classes sociales.  Le processus est simple: face à l'adversité, on se réfugie dans une zone de confort, installée sur un piédestal.

Ceci étant dit, ce n'est pas une règle générale (il y a aussi les grosses têtes aux gros égos).  Mais qu'importe, ne pas affronter ses peurs, ça reste un choix, ne pas se donner les moyens de réaliser ses  ambitions, ça reste un choix. Et se noyer dans son égo pour ne pas voir tout cela, ce n'est une technique de victimitis excusitis comme dirait un certain guru de leadership.

Être con, c'est un choix.

En clair, dégonflez-vous le melon et vite!