12 novembre 2009

Pourquoi blogue-je?

C'est une question sur laquelle j'ai pu méditer ces derniers jours.  Cela était nécessaire, pas parce que je ne connaisais pas la réponse mais parce qu'ayant intégré une 'communauté' de blogueurs avec toutes ses particularités, je me suis demandé si cela n'allait pas me faire perdre le cap... oublier les raisons qui m'ont amenées à créer un blog.


Tout d'abord, je ne connaissais strictement aucun blogeur mauricien au moment où j'ai lancer mon blog.  Je n'étais donc aucunement motiver par une intégration éventuelle de cette "communauté" ou encore par une envie de réplicat d'un blog qui m'aurait insipiré.  Les blogueurs, je les ai recontré plus tard sur twitter - sjdvda fut le premier.  Blebon a été le premier blogueur mauricien a commenter un de mes articles.

J'aime lire, j'aime parler, j'aime écrire, j'ai besoin de m'exprimer pour arriver à mieux supporter les oppressions qui m'entourent et qui sont hors de mon contrôle.  J'avais jusque là un blog avec des poèmes à moi et je voulais m'essayer à un style un peu plus éditorialiste (c'est un gros mot et il me dérange, mais je ne voyais aucun autre terme pour exprimer mon idée).  De plus, ma vie personnelle m'offrait une configuration idéale pour commencer quelque chose de nouveau, pour prendre le temps d'évoluer... d'essayer, de voir ce que cela donne.  C'est alors que je commence à bloguer.

Nombres de visites/commentaires et moi

La blogosphère mauricienne est une petite société en elle même, nous le savons. Chacun a un rôle et fini facilement avec une/des étiquette(s).  De plus, il y a des 'lois' non dites - comme dans toute société - qui régissent la blogosphère, un comportement attendu de la part des bloguers.  Quoique l'on puisse dire, c'est ainsi que je le perçois, que je le ressens.  Je découvre qu'il y a des termes qui font partie du champ lexical du blogueur qui ne m'appartiennent pas et que je ne voudrait pas associer à mon blog.

Parmi ces termes se trouve "nombre de visites".  Pour faire simple, je ne regarde jamais les statistiques de mon blog - que ce soit des visites ou des commentaires - car cela ne m'intéresse guère.  J'écrit pour moi, pour mettre des mots sur mes observations, interpretations et maux.  Le fait de l'écrire ailleurs que sur un bout de papier fait que je me dis que quelqu'un pourrait eventuellement lire, aimer ou pas, avoir une opinion, approuver ou pas - et le dire.  Ceci serait un plus.  Il faut aussi dire que le fait de publier et de savoir par la suite que X ou Y a lu, encourage à écrire alors que le bout de papier, une fois de le tiroir, il y resterait et ne verrait probablement pas d'autres venir le rejoindre.

Dans ce même esprit, j'ai choisi, non pas de commenter les faits qui font l'actualité ou qui font parler mais uniquement sur ceux qui attirent mon attention.  C'est ce que j'ai fait et ce que je compte continuer à faire.


Avec tout cela, vous devez vous dire "génial! ...mais c'est quoi le rapport fait plus tôt avec toute la communauté des blogueurs?"  Si vous ne vous pas cette question (ce qui est probable), vous pouvez quand même lire ma réponse.

Le rapport est simple et personnel.  Dans cette blogosphère, rempli de personnes avec qui je croyais avoir beaucoup de points communs à la base, j'ai découvert qu'il y avait plus de différences que de points communs entre certaines personnes et moi. Ce n'est pas que je sois contre cela, mais c'est qu'avant je percevais la blogosphère plus comme un groupe dans la société et non une société en elle-même.  Parmi les codes dont je fais mention plus haut et qui la régissent se trouve une règle de base pour beaucoup me semble-t-il (pas tous) à laquelle je ne souhaite pas adhérer.

Et la petite remise en question blogosphérique était donc très personnelle, seulement par rapport à ma perception des choses.  Je me devais de me re-situer dans tout cela et ne plus croire que les choses se feraient d'elles même.  Ce qui a suivi se petit travail sur moi, c'est la certitude que mes raisons premières sont toujours valables et je les assume et les affirme.   Concrètement, j'ai "unfollow" certaines personnes pour ne plus faire partie des cri-crises de maternelle et j'ai écrit cet article.  Aussi, il y en a que je n'ai pas "unfollow" mais qui m'ont bloqué d'eux-mêmes. Comme quoi, quand on s'affirme, le travail se fait et la vermine s'en va... que dis-je, elle s'envole!

Pour finir, je dirais quelque chose qui ne résume pas cet article mais qui apporte un détail à l'esquisse qu'il fait de ma personalité de blogeur, ou même ma personalité tout court à vrai dire: la complaisance, comme environnement, ne m'a jamais était bénéfique, j'évolue mieux dans l'adversité. (euh...comprendra qui peut!)

xoxo