25 octobre 2009

Blues Dans Jazz et ma chair de poule!







Hier soir, je me suis rendu à la soirée Blues Dans Jazz, organisée par le Centre Culturel Français Charles Baudelaire (CCFCB) au Conservatoire François Mittérand.  Blues Dans Jazz se tient annuellement et c'était la troisième édition.

Le groupe présenté se nomme 'Place Palace' et est finement dirigé par  Véronique Froget - d'origine mauricienne, maintenant établie en France - et Francis Lassus - français.  Avec eux, deux autres instrumentalistes mauriciens et trois choeurs.  Il y aura aussi deux guests artists.

L'auditorium du conservatoire est bondé.  J'ai la chance d'arrivé à la dernière minute avant que la soirée ne commence.  Au fait, les soirées au Conservatoire ne sont souvent pas à sièges numérotés et c'est donc le principe du first come, first serve qui régit l'attribution des places.  Arrivés quand la salle était quasi-remplie donc, a fait que nous étions installés au deuxième rang, aux sièges reservés aux ambassadeurs et autres, qui ne se sont pas présentés.

THE soirée...





C'est une soirée extraordinaire qui commence; durant tout le long de laquelle, j'ai des sourires, des frissons, des envies de me lever et de sauter et danser.  Les textes, les musiques et le phrasé sont d'une telle puissance que cela a l'air incroyable, un moment idyllique.

Il ressort des mots, des notes et de la manière de nous les exprimer une poésie qu'on ne peut décrire.  Le simple fait de rédiger cet article serait presque indécent au vu de la particularité majestueuse et exceptionelle de cette soirée.  Le mieux que j'aurais pu faire, aurait été de tous vous embarquer avec moi.

La musique, les airs suaves et les textes sont couleur arc-en-ciel, des îles et parfois d'une sensualité folle.  'La manthe religieuse' était vraiment orgasmique!  Il y a un morceau aux couleurs du séga, un autre aux couleurs de reggae.  On nous chante l'histoire de Kaya ou encore le bleu profond mauricien, celui de l'Océan Indien.  Les paroles, la diction et la passion de Véronique fait passer une émotion forte.

Le binome Véronique Forget et Francis Lassus ne fait pas qu'interpréter ces différentes créations musicales, il les vit.  On ressent ce qui, souvent, caractérise le Jazz - une musique et des textes ancrés en leurs interprètes.

Pour un morceau, l'artiste mauricien Menwar monte sur scène et pour un autre, ils sont rejoints par un saxophoniste.  L'échange musical et émotionnel est omniprésent.

Je note l'admiration que Francis Lassus a pour les artistes mauriciens quand il s'exprime à la fin de la soirée.  Il parle des deux instrumentalistes avec qui ils ont travaillé et nous dit comment en France et même au dela de la France, les musiciens mauriciens - qui viennent "du petit point au milieu de cet Océan" - excellent et se font un nom, une réputation en tant qu'artistes.

Cette soirée était vraiment puissante.  C'est clair, elle avait tout pour faire vibrer un Centre Swami Vivekananda, mais non... ...avant de faire le Centre Swami Vivekananda, il faut remplir des Zéniths et l'Olympia.  Quand c'est une catégorie qui ne fait pas dans le populaire, c'est qu'il ne vaut pas un CSV!  Et c'est vraiment dommage car les seuls perdants sont les absents, pas les artistes ni ceux présents, certainement pas!

J'attends avec impatience l'album pour pouvoir me le passer en boucle et le faire découvrir à ceux qui n'y étaient pas!

xoxo