25 septembre 2009

Musique - Quand le folklore d'Europe me fait vibrer!

Hier soir, jeudi vingt-quatre septembre, j'ai eu l'immense plaisir d'assister à un Duo Violoncelle Accordéon.  Un duo qui se voulait être une mosaïque de cultures musicales.

Ceux qui me connaissent, sauront aussi mon amour pour la musique, celle qui adouci les moeurs, pour le classique de manière général et pour la fusion des cultures en tant que citoyen du monde.  Je serai alors tenté de dire que cette soirée était faite sur mesure pour moi...

Deux instrumentalistes jeunes de mondes différents - François Salque, violoncelliste classique et Vincent Peirani, accordéoniste de jazz - tous deux réunis sous le même toit, sur la même scène pour un moment musical d'exception.



Chacun a son monde, son look, son style, sa manière de jouer et même sa façon de parler entre les morceaux, souvent écrits par des jeunes amis à eux d'ailleurs.  Le violoncelliste se veut explicite quant à l'historique des créations alors que l'accordéoniste se veut spontané avec un brin d'humour bien ficelé.

La musique, celle qui fait voyager...

On y vient, les créations musicales, subtiles mélanges de cultures Européennes me font voyager.  Dans la salle intimiste du Conservatoire de Musique 'François Mittérand', elles m'emmènent loin, très loin.  Les airs joués interprétés ont une saveur de gens du voyage.  Je me retrouve dans un décor paisible, une grande plaine, une lueur du soleil couchant, des gens d'une immense chaleur, tous autour d'un feu.  Je me retrouve dans un décor de tragi-comédie, des sourires qui cachent des souffrances.
Ces deux instrumentalistes vendus comme étant d'exception ont certes confirmé leur réputation.  Ils me font voyager, je l'ai dis, mais il n'y a pas que ça.

Au fait, ce n'était pas que de la musique qui s'écoute en fermant les yeux, non.  C'était un moment musical et gestuel vivant qu'on apprécie certes les yeux fermés mais qu'on prend comme une claque les yeux ouverts.  On en reste ébahi.  Les musiciens ne faisaient pas que faire vivre leurs instruments et la musique, mais vivaient eux aussi à travers ceux-là.

Je n'assiste pas qu'à un échange de cultures mais à une fusion des genres.  Ces deux personalités se complètent l'un l'autre de manière merveilleuse et presque indescriptible.  Ce n'est que dans le ressentit, dans la passion respective qu'ils dégagent et qui fusionne en un moment commun de magie.

Une bonne bouffée d'air frais donc, aux couleurs  Yiddish, hongroise et tziganes, un mélange savoureux de traditions de l'Europe, celle qu'on oublie souvent...

xoxo